Comment les "décollages" peuvent-ils faire "dekoler" la Guyane

Mai 2017 | La Guyane

Deux chercheurs affiliés au PEP viennent de rendre public une proposition d’étude visant à démontrer comment l’activité du spatial - l’un des premiers moteurs de l’économie nationale - pourrait mieux contribuer au développement de la Guyane.

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Two PEP-affiliated researchers recently published a research proposal aiming to identify ways that the space industry in French Guiana – a driving force of the country’s economy – can better contribute to Guiana’s development.

Using CGE modeling to analyze the impact of redistributing tax revenues from the space industry to support land development in Guiana, the researchers observed a number of positive effects including an increase in GDP and reduced unemployment.

 

 

 

Dans un contexte de crise socioéconomique en Guyane, des chercheurs associés à l’Atelier d’analyse des économies d’outre-mer, l’ATOM (également affiliés au PEP – voir ci-dessous) ont rendu public une proposition d’étude visant à définir comment l’activité du spatial, qui constitue l’un des premiers moteurs de l’économie guyanaise, pourrait contribuer davantage au développement de cette collectivité territoriale française d’Amérique.

Depuis sa mise en service en 1968 en tant que base de lancement française et européenne, le Centre spatial Guyanais s’est imposée comme fer de lance d’une technologie de pointe. En effet, grâce à ce bout d’Amérique où elle a pu installer ses propres infrastructures, l’Europe dispose aujourd’hui d’une industrie spatiale puissante et efficace, et d’une place de premier plan parmi les quelques puissances mondiales ayant la capacité de lancer des satellites.

Pour la Guyane, la contribution de ce monopole naturel au PIB est devenue significative au fil du temps. Si cette contribution est aussi liée, par voie de conséquence, à l’augmentation de la richesse par habitant, cela n’a toutefois pas contribué à réduire le chômage et les inégalités au sein de sa pourtant modeste population de 250 000 personnes. Au contraire, les inégalités se sont mêmes accrues et le climat social détérioré au point d’exploser (à nouveau) en 2017.

L’étude proposée par les chercheurs de l’ATOM vise à définir les voies potentielles par lesquelles les activités spatiales, essentiellement une activité de mono-exportation qui constitue l’un des premiers moteurs de l’économie guyanaise, pourraient contribuer davantage au développement de cette région.

En utilisant un modèle d’équilibre général calculable (EGC) pour simuler de nouvelles politiques fiscales re-distributives (i.e. taxation des activités du spatial), dont les revenus sont orientés vers le développement du territoire, les chercheurs trouvent en effet que des impacts macroéconomiques positifs, incluant une augmentation du PIB et une réduction du chômage, et ce malgré la probabilité de certaines migrations économiques. Selon les scénarios de péréquation, une telle politique fiscale pourrait contribuer au financement du développement de l’éducation et la santé, à l’amélioration du pouvoir d’achat ou au soutien à production locale. 

Pour en savoir plus:
Nouvelle RCI
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